Il y a des rêves qu’on garde longtemps dans un coin de la tête. Bali faisait partie des nôtres. Une destination mythique. Des rizières au vert intense. Des temples face à l’océan. Une promesse d’évasion, de douceur, et de dépaysement total.
Mais pendant des années, une chose nous retenait : le budget. Alors on a fait un choix un peu différent. Plutôt que d’attendre “le moment parfait”, on a décidé de partir à Bali en basse saison. Et ce choix a transformé notre voyage — et notre façon de voyager. C’est Bali qui nous a convaincu de partir seulement en hors saison et, plus tard, de partager nos expériences sur le sujet avec vous.
Novembre à Bali : un pari… qui valait largement le coup
On est partis du 7 au 24 novembre, un mois souvent boudé par les voyageurs parce qu’il marque la transition entre la saison sèche et la saison des pluies. Sur le papier, ça peut faire peur. Mais dans la réalité ?
Bali reste chaude toute l’année, avec des températures autour de 26 à 32°C. Oui, on a eu quelques averses, surtout dans le nord de l’île, plus montagneux — ce qui est totalement normal. Mais la pluie ne durait jamais longtemps. C’étaient des averses tropicales intenses mais courtes, et franchement… plutôt rafraîchissantes, parce qu’il fait très chaud même quand il pleut.
A cette période, la végétation est d’autant plus luxuriante La jungle devenait plus verte. L’air plus respirable. Et l’ambiance encore plus magique.
Pourquoi partir en basse saison ? De réels avantages

Des billets d’avion beaucoup moins chers
Notre vol depuis Toulouse nous a coûté 866 € par personne. En pleine saison, ce même trajet dépasse souvent 1 200 à 1 500 €.
👉 Rien que là, plusieurs centaines d’euros économisés chacun.
Des hébergements de rêve à prix mini
Pour 16 nuits, nous avons payé 643 € au total. En basse saison, on a pu se permettre des cottages et bungalows sublimes, souvent chez l’habitant, avec seulement 2 ou 3 logements sur place. D’ailleurs, nous avons consacré un article à nos hébergements coup de coeur à Bali pour vous inspirer.
Résultat :
- calme absolu
- piscines quasi privées
- ambiance intime
- cadre incroyable
Le soir, on plongeait dans l’eau au coucher du soleil… Un sentiment de luxe qu’on n’aurait jamais eu en haute saison. C’est aussi gra^ce à ça que nous avons fait des rencontres qui nous marqués à vie. Nos hôtes, tous d’une gentillesse absolue, ont pris le temps de nous parler de leur vie quotidienne, de comment s’organise la vie en famille ou encore de la place de la religion dans la société balinaise. Chose qui aurait été impossible dans de grands resorts.
Plus d’expériences, moins de foule
Les économies que nous avons faites rien que sur le prix des billets d’avions nous ont permis de faire plus d’activités.
- Une journée de snorkeling à Nusa Penida
- Un baptême de plongée sous-marine
- Partir à la rencontre des dauphins à Lovina
- Voir le lever de soleil au Mont Batur
- Passer une journée dans une famille balinaise (voir article)
- Une balade avec guide privé dans les rizières du nord et découverte de cascades confidentielles.
- Visiter la Monkey Forest à Ubud.
Le tout pour 745 € à deux.
Et surtout, on a visité des lieux incontournables comme Uluwatu et Tanah Lot sans la foule habituelle. Ce qui était vraiment très agréable. Les Balinais nous l’ont confirmé : en haute saison, ces endroits sont souvent bondés.
Voyager hors saison, c’est aussi reprendre le temps. Regarder, respirer, ressentir.
Voyager librement… même si Bali reste animé
Nous avons fait le tour de l’île en scooter — 16 jours à 4 €de location par jour. Un road trip que nous avons détaillé dans un article dédié. Ça nous a offert une liberté incroyable, même si on a parfois été coincés dans de gros embouteillages, notamment à Canggu. Nous avons mis plus d’une heure et demie pour traverser la ville tant le trafic était dense.
Et honnêtement… Si c’était déjà intense en basse saison, on préfère ne pas imaginer en haute saison.
Manger local, vivre local, voyager vrai

Afin d’économiser encore, mais surtout pour s’immerger vraiment dans la culture balinaise, on a volontairement évité les restaurants ultra touristiques. Une seule exception à Canggu — et on a regretté. Des lieux très “Instagram”, avec les mêmes plats vus mille fois : avocado toast, smoothie bowls, pancakes…
Beau, mais cher. Et surtout loin d’être mémorable. Nous avons préféré manger local, dans des petits warungs (restaurants locaux et populaires), au plus proche de la vraie vie balinaise.
Même si on doit être honnêtes : la nourriture n’a pas été notre plus gros coup de cœur du voyage. Les plats sont bons, mais pas très variés. Attendez-vous à faire une vraie cure de riz et de nouilles sautées. A titre de comparaison avec la cuisine thaïlandaise, la gastronomie balinaise est loin d’être aussi parfumée et variée. En revanche, les prix d’un plat typique varient entre 1.50 euros et 3 euros.
Pour tout savoir sur Bali hors saison et planifier votre voyage, découvrez nos autres articles consacrés à cette destination mythique.
Ce que la basse saison nous a offert — au-delà du budget
Vous l’aurez compris, nous avons pas mal économisé d’argent en voyageant hors saison. Mais ce n’est pas ça qui nous a le plus marqués. La basse saison nous a offert :
- plus de calme
- plus d’authenticité
- plus de temps
- plus de connexions humaines
Et surtout… elle a rendu ce voyage possible.
Bali, une émotion plus qu’une destination
Ce qui nous a le plus touchés, ce sont les Balinais. Leur gentillesse, leur bienveillance, leur humanité. La beauté des paysages est à couper le souffle et il transpire à Bali une douceur de vivre que nous n’avons jamais plus ressenti en voyage à ce jour. Cette sensation difficile à expliquer, comme si Bali avait une âme particulière. Autre fait marquant: l’odeur de Bali, partout où vous allez. Nous ne savons pas vraiment la définir mais peut-être que les girofliers y sont pour quelque chose…
Christophe et moi sommes d’accord : Bali reste, à ce jour, notre plus beau voyage. Et si on avait attendu la haute saison, peut-être qu’on n’y serait jamais allés. Parfois, c’est en sortant des périodes classiques, en osant les chemins moins fréquentés, qu’on vit les expériences les plus belles.
Et Bali en basse saison… c’est exactement ça.
